La mode, « une compétition à la maigreur » au travers des médias et des internautes.

On constate que dans notre société l’apparence physique que l’on renvoie semble avoir beaucoup d’importance. « Le paraitre l’emporte sur l’être ». Cela est  dû à une sur médiatisation d’un modèle féminin bien défini et particulier. Effectivement les médias peuvent facilement dicter des normes physiques auxquelles une majorité de la population se plie.

Globalement, le « culte de la maigreur », critère de beauté projeté par les médias, sous toutes les formes possibles  a conduit à « une mise aux normes des critères de beauté ». À noter tout de même qu’un culte excessif voire abusif de la maigreur peut mener  si on n’y prend pas garde à des maladies telles que l’anorexie et/ou à des comportements dépressifs.

 

Au delà des comportements excessifs il est possible de clarifier les vecteurs qui propagent « ce phénomène de normalisation du physique ». 

 

La mode :

Nous avons pu voir ces 20 dernières années sur les podiums des mannequins de plus en plus maigres voir même anorexiques. Chose qui a tout de même alarmé les organismes de santé publique conduisant certains pays comme Israël à prendre des dispositions pour protéger ses citoyens. En effet le gouvernement d’Israël a fait passer en début d’année 2013  une loi sur critères médicaux, interdisant les mannequins anorexiques, tant sur les défilés que sur les publicités.

La médiatisation autour des « tops modèles » conduit de plus en plus de jeunes filles à se réfugier dans un culte de la personnalité reposant uniquement sur le paraitre en « gommant l’être ». On peut citer les principales idoles les mannequins  Kate Moss, Cara Delevingue, Barbara Palvin .. qui sur les réseaux sociaux touchent « les millions de followers » ! C'est-à-dire des millions de jeunes femmes et adolescentes qui rêvent d’un même corps. 

 Barbara

Cara

 

 

Les internautes: 

Ainsi sur les réseaux sociaux on constate de plus en plus de comptes qui font l'éloge des « silhouettes maigres ».De plus en plus de photos, ou « photos montage » incitent les jeunes filles a maigrir et donc a pratiquer de multiples méthodes pour atteindre une apparence peu naturelle et surtout impossible à atteindre tout simplement parce que notre morphologie ne nous le permet pas ! Seule « Barbie » pourrait éventuellement prétendre à des mensurations qui allient :

-le Tight gap (écart entre les cuisses)

-Collarbones (Structure du squelette au niveau du coup)

-hipbones (Structure du squelette au niveau des hanches)-une poitrine généreuse mais pas trop non plus                              Img 3669     

- silhouette enfantine. 

 

 

 

Barbie

 

La presse écrite :

La presse écrite joue aussi un rôle dans cette course à la maigreur, bien avant l'été, voir plutôt vers la fin de saison d’hiver, il est impossible d’ignorer les nombreux slogans de la presse féminine qui promulguent des régimes « miracles »  pour être « la plus belle dans son bikini ». On peut ainsi résumer ces titres en une phrase ciblée « Comment bien préparer l’été !». Les stars dévoilent  leurs solutions miracles pour perdre 10 kilos en deux semaines et avoir un corps  de  rêve, bronzé, mince et fin près pour la plage ! Quand les beaux jours arrivent les femmes sont victimes du matraquage médiatique autour des régimes et des programmes minceur quels qu'ils soient. Associer un régime a une star c'est inciter ses fans à en faire de même, car beaucoup s'identifie aux célébrités ! En conclusion tout cela est une composition  marketing bien ciblée ! Mais malheureusement beaucoup ne s'en rendent pas compte ! 

 

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Les Marques :

Toujours dans le domaine du marketing, nous pouvons aussi parler de certaines marques de vêtements qui ciblent leur clientèle. Par exemple la marque « Abercrombie et Fitch ». Sur son site de vente en ligne et dans ses magasins  la fourchette du «Guide des tailles» est étonnamment restreinte : seules les minces trouvent leurs tailles, les femmes aux rondeurs XL ou XXL ne sont pas les bienvenues. Plus précisément on ne trouve que du 40 pour les hauts, 40/42 pour les bas. Les hommes, par contre, peuvent se permettre de porter un XXL. « Abercrombie and Fitch » a en effet pensé valoriser son idéal d'homme sportif aux muscles saillants... Ainsi chez « Abercrombie », la stratégie des critères de beauté est assumée, et ce depuis longtemps. En 2006, dans une interview au magazine « Salon », son PDG Michael Jeffries, expliquait "embaucher des gens beaux (...) parce que les gens beaux attirent d'autres gens beaux, et nous voulons nous adresser à des gens cool et beaux".

 Hollister

Les celebres mannequins a f torse nus

 

Conclusion partielle

La mode est « une compétition à la maigreur » car au travers des canaux médiatiques, toutes les idées convergent pour influencer deux types de personnes : celles qui par conséquents vont voir l’embonpoint  comme un défaut parfois morphologiquement  impossible à corriger et celles qui vont se lancer dans une véritable « quête du graal », engagement sans limite, pour espérer un jour atteindre le poids et les mensurations parfaites. Pour cette seconde catégorie de personnes, le débat sur l’efficacité des régimes est ouvert !

 

 

 

 

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